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Films de la série Resident Evil : Notre guide complet de la saga zombie qui a marqué le cinéma

Films de la série Resident Evil

Ah, Resident Evil au cinéma ! Voilà bien une saga qui divise autant qu’elle fascine depuis plus de 20 ans. Entre les délires action-spectacle de Paul W.S. Anderson avec Milla Jovovich et les tentatives de retour aux sources horrifiques, cette franchise a tout essayé pour adapter l’univers Capcom sur grand écran. Que vous soyez fan des jeux depuis la première heure ou simple amateur de films de zombies, plongeons ensemble dans ce labyrinthe cinématographique où virus mutants et conspirations corporatives règnent en maîtres.

Ce qu’il faut retenir

  • 11 films au total : 6 films originaux + 1 reboot + 4 films d’animation
  • 1,2 milliard $ de recettes mondiales pour la saga principale
  • Nouveau reboot prévu pour septembre 2026 par Zach Cregger (Barbarian)
  • Trois univers distincts : saga Anderson, reboot 2021, et films d’animation canon
  • Streaming : Disponibles sur Netflix, Prime Video et Movistar Plus+

Films de la série Resident Evil

L’univers Resident Evil au cinéma : un bazar organisé

La saga originale Anderson (2002-2016) : Alice au pays des zombies

Paul W.S. Anderson a créé son propre univers avec Alice, personnage inédit incarné par Milla Jovovich (qui est aussi sa femme, petit détail qui a son importance). Cette hexalogie s’inspire librement des jeux tout en développant sa propre mythologie apocalyptique.

 

Les six films de la saga principale :

Resident Evil (2002) – Le début du cauchemar

  • Réalisateur : Paul W.S. Anderson
  • L’origine de tout : Alice se réveille amnésique dans le complexe souterrain « La Ruche » d’Umbrella Corporation. Premier contact avec le virus-T et l’intelligence artificielle Red Queen qui a exterminé tout le personnel pour contenir la contamination.

    Resident Evil: Apocalypse (2004) – L’enfer urbain

    • Réalisateur : Alexander Witt
    • Raccoon City entière est infectée. Alice doit s’échapper avant qu’une bombe nucléaire ne rase la ville. Première apparition de Nemesis et de personnages iconiques comme Jill Valentine (Sienna Guillory).

    Resident Evil: Extinction (2007) – Road trip post-apocalyptique

    • Réalisateur : Russell Mulcahy
    • Cinq ans après Raccoon City, Alice traverse le désert du Nevada avec des survivants. Le virus s’est répandu mondialement et notre héroïne développe des pouvoirs télékinétiques.

      Resident Evil: Afterlife (2010) – L’assaut final… ou pas

      • Réalisateur : Paul W.S. Anderson (de retour)
      • Alice perd ses pouvoirs mais continue sa guerre contre Umbrella. Découverte d’Arcadia et retrouvailles avec Claire Redfield (Ali Larter).

      Resident Evil: Retribution (2012) – Matrix version zombie

      • Réalisateur : Paul W.S. Anderson
      • Alice prisonnière dans un complexe souterrain d’Umbrella qui simule différents scénarios d’apocalypse. Le délire visuel atteint son paroxysme.

      Resident Evil: The Final Chapter (2016) – La vraie fin… cette fois

      • Réalisateur : Paul W.S. Anderson
      • Retour à Raccoon City pour l’affrontement final avec Umbrella Corporation et la révélation sur les origines d’Alice.

        Le reboot 2021 : Retour aux sources horrifiques

        Resident Evil: Welcome to Raccoon City (2021)

        • Réalisateur : Johannes Roberts
        • Un véritable redémarrage qui mise sur l’atmosphère des deux premiers jeux
        • Cast : Kaya Scodelario (Claire Redfield), Hannah John-Kamen (Jill Valentine), Robbie Amell (Chris Redfield)
        • Fidélité assumée aux jeux mais accueil mitigé du public

        Ce film tente de corriger les « erreurs » de la saga Anderson en revenant à l’horreur pure et aux personnages originaux des jeux. Malheureusement, malgré de bonnes intentions, il pèche par un budget insuffisant et une réalisation parfois brouillonne.

        Les films d’animation : Le vrai canon Capcom

        Ces quatre films suivent la chronologie officielle des jeux et mettent en scène les personnages emblématiques dans des aventures canoniques :

        Resident Evil: Degeneration (2008)

        • Leon S. Kennedy et Claire Redfield face à une nouvelle épidémie
        • Se déroule entre RE4 et RE5

          Resident Evil: Damnation (2012)

          • Leon enquête sur l’utilisation d’armes biologiques en Europe de l’Est
          • Qualité technique impressionnante pour l’époque

          Resident Evil: Vendetta (2017)

          • Chris Redfield, Leon Kennedy et Rebecca Chambers réunis
          • Affrontement contre un trafiquant de virus mortel

          Resident Evil: Death Island (2023)

          • Réunion de tous les héros iconiques
          • Jill Valentine fait son retour après des années d’absence

            Notre verdict sans langue de bois

            La saga Anderson : Du pur divertissement assumé

            Autant être honnête : les films de Paul W.S. Anderson, c’est du cinéma-spectacle pur jus. Ça ne respecte pas l’esprit des jeux ? Et alors ! Ces films ont leur propre identité et livrent exactement ce qu’ils promettent : de l’action non-stop, des effets visuels tape-à-l’œil et Milla Jovovich qui défonce du zombie en matrix-cam.

            Les points forts :

            • Alice, personnage charismatique et badass
            • Escalade progressive de l’apocalypse zombie
            • Effets visuels (pour l’époque) et chorégraphies de combat
            • Cohérence interne de l’univers créé

            Les points faibles :

            • Éloignement total de l’atmosphère horrifique des jeux
            • Scénarios parfois tirés par les cheveux
            • Personnages des jeux mal exploités
            • Surenchère visuelle au détriment de l’émotion

            Le reboot 2021 : L’intention louable mal exécutée

            Johannes Roberts avait toutes les bonnes intentions avec « Welcome to Raccoon City ». Retour à l’horreur, respect des personnages, fidélité à l’intrigue des jeux… Sur le papier, tout était parfait. En pratique, le film souffre d’un budget insuffisant qui se ressent dans les effets spéciaux et d’une réalisation parfois confuse qui peine à gérer tous les éléments de l’univers RE.

            Les films d’animation : La voie royale pour les fans

            Si vous cherchez du « vrai » Resident Evil au cinéma, c’est par ici qu’il faut passer. Ces films respectent scrupuleusement l’univers des jeux, proposent des intrigues canoniques et mettent en scène nos héros préférés dans toute leur splendeur. La qualité d’animation, notamment à partir de « Damnation », rivalise avec les meilleures productions japonaises.

            L’ordre de visionnage recommandé

            Pour les néophytes : Saga Anderson en ordre chronologique

            1. Resident Evil (2002)
            2. Resident Evil: Apocalypse (2004)
            3. Resident Evil: Extinction (2007)
            4. Resident Evil: Afterlife (2010)
            5. Resident Evil: Retribution (2012)
            6. Resident Evil: The Final Chapter (2016)

            Pour les fans des jeux : Films d’animation d’abord

            1. Resident Evil: Degeneration (2008)
            2. Resident Evil: Damnation (2012)
            3. Resident Evil: Vendetta (2017)
            4. Resident Evil: Death Island (2023) Puis optionnellement : Welcome to Raccoon City (2021)

            Pour les completistes : L’ordre chronologique global

            Commencez par « Welcome to Raccoon City » (se déroule en 1998), puis enchaînez avec la saga Anderson et terminez par les films d’animation.

            Le futur de Resident Evil au cinéma

            Septembre 2026 marquera le retour de la franchise avec un nouveau reboot signé Zach Cregger, le réalisateur de « Barbarian ». Sony Pictures mise gros sur ce projet avec une date de sortie fixée au 18 septembre 2026, et Cregger promet un film « dans l’esprit des jeux » qui « suit un protagoniste central de A à B, descendant toujours plus profondément en enfer ».

            Ce qu’on sait du projet Cregger :

            • Budget plus conséquent que le reboot 2021
            • Approche centrée sur un seul protagoniste, fidèle à l’expérience de jeu
            • Austin Abrams (Euphoria) pressenti pour le rôle principal
            • Tournage prévu été 2025 en Europe
            • Script co-écrit avec Shay Hatten (John Wick)

            Après l’échec relatif de « Welcome to Raccoon City », ce nouveau départ semble prometteur. Cregger a prouvé avec « Barbarian » qu’il maîtrise parfaitement l’art de créer une tension oppressante, ingrédient essentiel pour un bon Resident Evil.

            Les adaptations série : Netflix dans tous ses états

            Resident Evil: Infinite Darkness (2021) – Mini-série d’animation

            • 4 épisodes sur Netflix
            • Leon Kennedy et Claire Redfield dans une intrigue politique
            • Qualité visuelle au rendez-vous mais scénario convenu

            Resident Evil (2022) – Série live-action Netflix

            • 8 épisodes centrés sur la famille Wesker
            • Annulée après une seule saison
            • Accueil catastrophique des fans et du public

            La série live-action de 2022 restera dans les annales comme l’un des plus gros ratés de Netflix. Entre dialogues cringe, incohérences scénaristiques et trahison totale de l’esprit Resident Evil, cette production a réussi l’exploit de décevoir à la fois les fans des jeux ET des films Anderson.

            Où regarder les films Resident Evil en 2025

            Plateformes de streaming

            • Netflix : Resident Evil: Afterlife, Welcome to Raccoon City
            • Prime Video : Ensemble de la saga disponible (rotation mensuelle)
            • Movistar Plus+ : Films Anderson régulièrement diffusés

            Location/Achat numérique

            Tous les films sont disponibles en VOD sur les principales plateformes (Apple TV, Google Play, Amazon Prime Video, etc.) avec des prix variant entre 2,99€ (location) et 9,99€ (achat).

            Notre classement personnel des films RE

            1. Resident Evil: Damnation – L’animation et l’action au service d’une vraie histoire
            2. Resident Evil (2002) – L’original qui a lancé la saga avec efficacité
            3. Resident Evil: Degeneration – Première tentative d’animation réussie
            4. Resident Evil: Death Island – Réunion des héros nostalgique
            5. Resident Evil: Apocalypse – Action urbaine prenante malgré les défauts
            6. Resident Evil: Vendetta – Spectaculaire mais parfois indigeste
            7. Resident Evil: Extinction – Road movie zombie sympathique
            8. Resident Evil: Welcome to Raccoon City – Bonnes intentions, exécution moyenne
            9. Resident Evil: Afterlife – Le début de l’essoufflement
            10. Resident Evil: Retribution – Délire visuel assumé mais creux
            11. Resident Evil: The Final Chapter – Final bâclé d’une saga épuisée

            Impact culturel : Plus qu’une simple adaptation

            La saga Resident Evil au cinéma a marqué l’histoire des adaptations de jeux vidéo. Avec plus de 1,2 milliard de dollars de recettes mondiales, elle était autrefois la série de films basée sur un jeu vidéo la plus rentable et détient toujours le record du plus grand nombre d’adaptations cinématographiques live-action d’un jeu vidéo.

            Alice, le personnage créé spécifiquement pour les films, est devenue une icône à part entière du cinéma d’action. Milla Jovovich a réussi à créer un archétype de l’héroïne post-apocalyptique qui a inspiré de nombreuses productions ultérieures.

            La saga a aussi contribué à démocratiser l’univers zombie au cinéma mainstream, ouvrant la voie à des succès comme « 28 Jours plus tard », « World War Z » ou la série « The Walking Dead ».

            Conseils de visionnage par profil de spectateur

            Vous aimez l’action pure et assumée ?

            ➜ Foncez sur la saga Anderson sans vous poser de questions. C’est du divertissement calibré pour passer un bon moment devant des zombies qui explosent en slow-motion.

            Vous êtes fan des jeux Resident Evil ?

            ➜ Privilégiez les films d’animation qui respectent l’univers et les personnages. « Welcome to Raccoon City » peut être vu mais en gardant des attentes mesurées.

            Vous découvrez l’univers ?

            ➜ Commencez par le premier film de 2002 pour comprendre les bases, puis explorez selon vos préférences (action spectacle ou fidélité aux jeux).

            Vous cherchez de la vraie horreur ?

            ➜ Malheureusement, aucun film Resident Evil ne rivalise avec l’atmosphère terrifiante des premiers jeux. Le mieux reste encore de rejouer à RE2 Remake !

            L’avenir de la franchise

            Avec le projet Zach Cregger en approche et l’annonce récente du 9ème jeu « Resident Evil Requiem » prévu pour février 2026, la franchise Capcom continue d’évoluer. Le défi sera de créer enfin l’adaptation cinématographique qui satisfera à la fois les fans et le grand public.

            Le pari de Cregger semble être le bon : revenir à l’essence horrifique de la franchise tout en conservant l’efficacité narrative qui a fait le succès de « Barbarian ». Si le réalisateur parvient à recréer cette tension sourde et cette montée d’angoisse caractéristiques des meilleurs moments des jeux, nous pourrions enfin avoir LE film Resident Evil que nous attendons depuis 1996.


            Notre verdict final : La saga Resident Evil au cinéma c’est comme une boîte de chocolats zombifiés : on ne sait jamais sur quoi on va tomber, mais même les plus ratés gardent un petit goût de « encore un autre ? ». Entre guilty pleasure assumé et tentatives artistiques plus ambitieuses, cette franchise de 20+ ans a su maintenir l’intérêt du public malgré ses défauts évidents.

            Alors, prêts pour le marathon ? N’oubliez pas le pop-corn et surtout, ne prenez pas tout au sérieux. C’est ça, la magie Resident Evil version Hollywood !

            Julien Martin & La Team

            Passionné de jeux vidéo depuis la première PlayStation, Julien coordonne la rédaction et veille à la cohérence éditoriale. Spécialité : les tests de jeux AAA et l’analyse des tendances de l’industrie.

            Continue sur ta lancée